Au Cineal, la soirée court-métrage a rappelé une chose essentielle : le cinéma n’a pas besoin de gros moyens pour toucher au plus juste. Vous étiez près d’une centaine à venir profiter de courts proposés au Cinéma Municipal Cinéal ce Samedi 21 Février 2026 avec les réalisateurs Manon Colas, Xanthe v/d Broek et Thomas Meunier (de gauche à droite).

« Pure » de Manon Colas

Réalisé pour le Nikon Film Festival par Manon Colas ( passée par la section audiovisuelle du Lycée Alain Colas à Nevers ) « Pure » explore les dangers du regard que l’on porte sur soi, particulièrement quand on est une femme.
Face caméra, une jeune femme déroule sa routine skincare en s’adressant à sa communauté. Tout semble doux, familier… jusqu’à ce que le malaise s’installe.

Avec une vraie économie de moyens, des effets spéciaux subtils et un travail précis de maquillage, le film questionne les injonctions, l’image et la pression des réseaux sociaux.

Et Manon Colas, la nivernaise, a besoin de vous ! No’ubliez pas de voter pour son film en cliquant sur lien ci-dessous !


Des talents nivernais en lumière

La soirée a aussi mis en avant de jeunes créateurs comme Xanthe, connu sur YouTube sous le nom Ehtnax, et son projet libre de fin d’année au lycée Alain Colas de Nevers … Avec son film, « les Oubliés » La section cinéma confirme son rôle de tremplin local. On vous laisse découvir son film ci-dessous. N’hésitez pas à vous abonner à sa chaîne, c’est super important pour les jeunes créateurs !


« Accidents » : 26 minutes, trois ans de travail

Moment fort de la soirée : « Accidents », produit par Olivia Darron Precy, originaire de Decize et réalisé par Thomas Meunier.

Tourné en quatre jours après trois ans d’écriture et de financement, le film (26 minutes) a bénéficié d’une aide du CNC. Thomas Meunier a obtenu une bourse de 5 000 euros pour le concrétiser. Deux caméras, environ sept minutes tournées par jour, et un important travail de sound design.

Le film aborde le deuil, avec une enquête en arrière-plan. Un film sur les accidents de la vie, sans sensationnalisme. Tourné à Decize, notamment dans l’ancienne école Lakanal transformée en gendarmerie, il ancre son récit dans un territoire montré sans artifice.

Le film n’a pas rapporté d’argent.
Mais il a rapporté des prix à son réalisateur, a été diffusé à New-York, et suis son parcours dans les festivals de courts.

C’est la preuve que, même en région, le court métrage peut porter loin.

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