Marguerite Angèle Monnot, née le 28 mai 1903 à Decize, fut une prodige de la musique dès son plus jeune âge. Capable de rejouer des airs de mémoire dès trois ans, elle compose sa première œuvre, Bluette, à cet âge et se produit à Paris et Nevers dès huit ans avec des interprétations de Liszt, Chopin et Mozart.

Si sa carrière semblait initialement destinée au classique, les années 1930 marquent son virage vers la musique de variétés. En 1935, elle connaît un premier succès avec L’Étranger, interprété par Annette Lajon, qui lui vaut le grand prix du disque en 1936. Marguerite Monnot rencontre ensuite Édith Piaf, avec qui elle collabore pendant plus de vingt ans. Elle compose des classiques intemporels tels que Mon Légionnaire, L’Hymne à l’Amour, Milord, ou encore Les Amants d’un jour, immortalisés par la voix de Piaf.

Décédée en octobre 1961 d’une péritonite aiguë, Marguerite Monnot repose à Decize, sa ville natale, où son génie musical reste une source de fierté.

Maurice Genevoix (1890-1980), écrivain et poète français originaire de Decize, est l’une des grandes figures de la littérature française du XXe siècle. Son œuvre se distingue par un profond réalisme et une sensibilité poétique, souvent tournée vers la nature et l’expérience humaine.

Jeune normalien, il interrompt ses études pour s’engager dans la Première Guerre mondiale, où il est grièvement blessé en 1915. Cet épisode marquant donne naissance à Ceux de 14, un témoignage bouleversant sur les horreurs du conflit, devenu une référence littéraire sur la Grande Guerre.

Lauréat du Prix Goncourt en 1925 pour Raboliot, Genevoix explore avec finesse le lien entre l’Homme et la nature, notamment dans des œuvres telles que La Dernière Harde et La Forêt perdue. La Sologne, où il vécut, et la Loire inspirent une grande partie de son écriture.

Auteur de 56 ouvrages, il fut élu à l’Académie française en 1946. Son entrée au Panthéon en 2020 souligne l’importance de son héritage littéraire et mémoriel.

Louis Antoine Léon de Saint-Just, surnommé « l’Archange de la Terreur, » est né le 25 août 1767 à Decize (Nièvre) et mort guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris. Plus jeune élu de la Convention nationale, il devient une figure clé des Montagnards et un proche allié de Robespierre, partageant son intransigeance et son idéal d’égalité et de vertu. Défenseur de la République, il joue un rôle déterminant dans les victoires militaires, notamment lors de la bataille de Fleurus, et dans la rédaction de la Déclaration des droits de l’homme de 1793.

Orateur redouté, Saint-Just combat les Girondins, Hébertistes et Indulgents, et soutient des réformes sociales comme la confiscation des biens des ennemis de la République au profit des démunis. Il centralise la répression en supprimant les tribunaux révolutionnaires locaux pour concentrer le pouvoir judiciaire à Paris.

Arrêté avec Robespierre le 9 thermidor, il garde le silence jusqu’à son exécution, devenant à 26 ans une figure controversée de la Révolution. Longtemps perçu comme cruel et inflexible, son rôle a été réévalué par les historiens du XXe siècle, mettant en lumière son idéal politique et son efficacité en temps de crise.

Albert Mahaut naît aveugle à Saint-Léger-de-Vignes le 13 février 1867. En 1877, il est placé à l’Institut des Jeunes Aveugles de Paris, où il découvre dans la musique un moyen d’expression qui lui permet de transcender son handicap. Son talent pour l’orgue suscite l’enthousiasme des spécialistes de cet instrument.

Son œuvre maîtresse est un recueil de préceptes et de réflexions intitulé Le Chrétien, homme d’action, publié en 1923. Ce texte religieux, destiné aux jeunes de vingt ans, les invite à une action humanitaire et solidaire, inspirée par la foi, ordonnée et pacifiée, au service d’un idéal spirituel.

Albert Mahaut s’investit également dans la promotion de l’Association Valentin Haüy, dédiée au bien-être des aveugles, et en devient vice-président. Il organise des récitals pour financer les projets de l’association, tout en plaidant pour la création d’écoles spécialisées avec internats et de groupes régionaux d’entraide. Il accorde une place centrale à la musique dans la pédagogie des personnes aveugles.

Albert Mahaut meurt en mars 1943, laissant un héritage précieux dans les domaines de la musique et de l’éducation pour les personnes atteintes de cécité.

Anne Charlotte Alixand de Montceau, née le 28 février 1758 à Decize et décédée le 23 juillet 1845 dans la même ville, est une femme de lettres française.

Fille de Pierre Robert Alixand de Montceau, riche propriétaire et conseiller du roi, et de Jeanne Marguerite Amiot, elle vécut une vie mouvementée, marquée par des scandales, des procès et des épreuves. Après un mariage discret avec le comte Jean-Baptiste Charles Trutié de Varreux, elle fut la première femme divorcée de Decize en 1793, une décision nécessaire pour protéger sa famille des répercussions politiques.

Sa plume s’illustra dans des écrits juridiques tels que Exposé général des faits, torts et griefs, rédigé en 1802, considéré comme une œuvre littéraire majeure pour sa qualité argumentative. Malgré les épreuves, elle consacra sa vie à défendre son patrimoine et ses enfants, dont trois participèrent aux guerres napoléoniennes.

Anne Charlotte est restée une figure notable de Decize, symbole de résilience et d’intelligence dans une époque troublée.